RDV 17h30 jeudi 4 juillet 19 devant l'aéroport au terminus du tram

COMMUNIQUE DE PRESSE : AEROPORT TOULOUSE/BLAGNAC =

FAILLES BEANTES DE LA SECURITE  =  PERSONNES HANDICAPEES A L'AMENDE (750€ chacune)

Comment Toulouse Blagnac aéroport international censé être ultra sécurisé laisse des personnes handicapées assumer les failles béantes de sécurité de l’aéroport : quelles sont les responsabilités de la Préfecture, d’Airbus et de CASIL ?

Version courte du communiqué à télécharger :

https://www.pepsup.com/resources/documents/ARTICLES/000/016/176/161761/DOCUMENT/HS_190703_CP_amendes_prefet_atteinte_surete_aeroport_Blagnac_14dec18_par_militants_HS_vdef.pdf?1562112331489

Pour nous aider et nous soutenir : 

https://www.helloasso.com/associations/handi-social/collectes/soutien-aux-activistes-d-handi-social

 

 

 Y’a pas que les lapins qui rentrent sur les pistes de l’aéroport de Toulouse !!! Nous, personnes en situation de handicap, parents et sympathisants, avons participé le 14 décembre 2018 à une « action coup de poing » organisée par l'Association Handi-Social dont nous sommes militants. Ce jour-là,  nous avons pénétré sans aucune difficulté, sur le tarmac de l'aéroport de Blagnac, et nous avions des raisons légitimes pour le faire.

Nous sommes contraints à des actions de désobéissance civile, non violentes, pour espérer être entendus.  Cependant, si nous avons pu mener cette action et finir sur le tarmac de l’aéroport avec nos fauteuils roulants et nos cannes blanches, cela n’est dû qu’aux énormes carence de sécurité qui règne sur cet aéroport international censé être ultra sécurisé. En cause les négligences d’Airbus, de la Préfecture et de l’aéroport de Toulouse détenu dans des conditions contestées par les chinois de CASIL.

L'aéroport de Toulouse/Blagnac est un aéroport international et nous avons été les 1ers surpris d’arriver jusqu’aux pistes, donc inquiets de constater que n'importe qui peut s'introduire sur les pistes très facilement : Il suffit de passer par un portail grand ouvert, en saluant une vigile démunie au passage.

En effet, alors que notre objectif était de tenter de pénétrer sur les pistes de l’aéroport pour faire entendre notre cause, nous n’imaginions pas un seul instant nous retrouver réellement au milieu des pistes. Néanmoins, par souci de notre propre sécurité, et de celle des passagers et des personnels de l’aéroport, nous avions prévenu par téléphone des services de renseignement territorial de notre tentative d’entrée sur les pistes de l’aéroport. Sachant que nous avions été interloqués de découvrir une semaine auparavant les portes grandes ouvertes, à plusieurs reprises, par ce qui allait se révéler être un accès d’Airbus.

Le but de notre action était de pouvoir se faire entendre à l'international à défaut d'être entendus dans notre pays. Et si les personnes en situation de handicap se voient obligées de mener des actions de désobéissance civile, c’est parce que le gouvernement français se permet de piétiner allègrement leurs droits.

A l’occasion du projet de loi Elan, ce sont le Défenseur des Droits, la Commission nationale consultative des droits de l’homme et le Conseil de l’Europe qui ont fustigé l’attitude de la France à l’égard des personnes handicapées. Récemment, Catalina Devandas-Aguilar rapporteure spéciale de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, a remis un rapport cinglant à l’égard de la France. Elle a parlé d’un « système de ségrégation », de « privations de libertés », d’ »atteinte aux droits humains » et de non-respect des Conventions Internationales, notamment la CDPH ratifiée en 2010 par l’État français.

Dans ce pays,  le problème n'est pas d'avoir un enfant handicapé ou d'être soit même handicapé, mais de l'avoir ou de l'être dans une société qui ne veut pas de vous. Nous refusons donc d'accepter sans rien faire de vivre dans un pays qui nous impose des devoirs, mais qui s'autorise à piétiner, bafouer et mépriser nos droits.

Pourtant, le 10 mai 2019 le préfet de région par arrêté préfectoral du 15 mars 2019 nous condamne chacun à 750 EUROS considérant que notre action de blocage a porté atteinte à la sécurité des passager et des équipages.

Devons-nous payer l’inconséquence d’Airbus et CASIL et in fine le manque de contrôle de l’État sur ses installations sur lesquelles il doit veiller  ? Vous conviendrez comme nous qu’il y a erreur sur les personnes contre lesquelles s’exercent ces poursuites.

Quid de la responsabilité d’Airbus et de CASIL qui gère cet aéroport international ? À ce sujet, nous aimerions connaître les sanctions éventuelles qui ont été prises à l’encontre de la société gestionnaire de l’aéroport et de l’entreprise Airbus afin de nous assurer que les sanctions qui nous touchent sont proportionnées par rapport à celles qui ont pu éventuellement toucher les entreprises précitées ?

Et est-il normal que nous soyons aussi durement sanctionnés en privant la majorité d’entre nous d’un montant avoisinant notre niveau de revenus mensuels ? Je rappelle que le montant mensuel maximal de l’AAH Allocation Adulte Handicapé est de 860 € !

La réponse que l'état Français donne à nos demandes légitimes est de nous condamner à une amende pour chacun de 750 €. Voilà comment sont traitée les personnes en situation de handicap dans ce pays.

Alors que même que le montant de l’AAH est de 850 € par mois ….

Est-ce à nous de payer les erreurs de ceux qui nous gouvernent et les manquements à nos droits fondamentaux ?

En choisissant de mettre un simple agent de sécurité à proximité de 2 grands portails bien grand ouverts en permanence, Airbus censé assurer la sécurité de cette entrée, a failli à sa mission en faisant de basses économies sur notre sécurité.

En pénétrant dans les lieux, nous n’imaginions pas parvenir jusqu’au pistes compte tenu de l’actualité ; nous pensions faire du bruit par nos simples tentatives même si par sécurité, nous avons averti les renseignements territoriaux juste avant notre arrivée ?

Quant à la Préfecture, aux forces de police et gendarmerie, au gestionnaire de l’aéroport qui sont censés veiller sur notre sécurité, ils se sont contentés de donner un blanc-seing à Airbus et de laisser faire, et de ne pas veiller aux intrusions possibles de la zone Airbus vers la zone internationale ?

Et ils voudraient maintenant que nous payons ??? Et ceci aux lendemains de l’attentat de Strasbourg…

Allons-nous payer à la place de ceux qui sont fustigés par la rapporteure spéciale de l’ONU pour les personnes handicapées, et son rapport résumé par « ségrégation, atteinte aux droits humains, Privation de liberté ? »

Un peu de décence Mesdames, Messieurs, arrêtez ces poursuites honteuses ou classez cette affaire !

Il va rester 100€ à la majorité d’entre nous pour payer nos loyers, nos charges, assurances, frais de bouche, de chauffage, alors que même que la majorité d’entre nous vit sous le seuil de pauvreté ?

Odile MAURIN, Présidente d’HANDI-SOCIAL le 2 juillet 2019

 

LIBERTE de pouvoir circuler, se loger et travailler.

Or, depuis 45 ans, les lois sur l'accessibilité sont régulièrement reportées et la loi Elan sur l'accessibilité des logements est une régression totale d'ailleurs dénoncée par Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe qui dit :

« En l’état, ce projet de loi conduirait à une diminution significative de la proportion de logements accessibles aux personnes en situation de handicap que les bâtiments d’habitation collectifs neufs doivent obligatoirement contenir. J’espère que le Sénat français n’abaissera pas la norme en vigueur telle qu’elle résulte de la loi de 2005. C’est une question d’égalité et de dignité et cela permettrait au législateur de signifier clairement que l’inclusion des personnes en situation de handicap lui importe. »

Cette loi injuste proposée par le gouvernement et dictée par les lobbies a cependant été adoptée en novembre dernier. User du droit de circuler librement comme tout citoyen est quasiment impossible pour une personne en situation de handicap. La non-accessibilité des transports et des bâtiments implique une dépendance et une organisation qu'une personne valide refuserait de se voir imposer.

Travailler en milieu ordinaire relève alors de l'utopie alors que le taux de chômage chez les personnes handicapées est deux fois supérieur à la moyenne nationale.

 

EGALITE dans les droits. Droit de vivre décemment avec un revenu qui ne soit pas sous le seuil de pauvreté. Droit de se loger, de travailler, d'avoir une vie sociale sans être obligé de finir « ghettoïsé » en établissement, ou exploité dans un ESAT en travaillant 35h par semaine pour 600 € par mois.

 

FRATERNITE parce que les personnes en situation de handicap font partie de la famille humaine et que des liens fraternels doivent tous nous unir. Fraternité et solidarité dans la loi, pour que le handicap qui empêche de fait, soit compensé par des aides humaines de qualité et par des aides financières indispensables.

 

Pour rappel la vidéo d'AJ+ sur le 14 décembre 2018 :

 

et nos images :

 

A ce jour, 28 décembre 2019, les factures suivantes pour un total de 7783,40 € ont été réglées :

- 25/9/19 : chèque à Me Nabet et Lèguevaques de 3840 € (soit 8 x 480 €) pour la contestation devant le TA Tribunal Administratif des amendes 750 € infligées par le Préfet pour l’accès aux pistes de l’aéroport de Toulouse Blagnac le 14 décembre 2018 par 15 militants et sympathisants d’HANDI-SOCIAL

- 9/10/19 : chèques de 2248 € (2 x 1124) à Me Nakache pour les convocations devant le tribunal correctionnel d’Odile MAURIN le 6 décembre 2019 (convoc initiale 16 mai puis 11 octobre) pour 4 accusations (violences sur ADFP avec arme par destination, outrages, entrave d’un véhicule de secours et provocation publique à la commission d’un crime ou délit par voie électronique) : verdict 2 mois de prison avec sursis, 1 an d’interdiction de manifester et plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts aux policiers Laville et Le Griec pour violences volontaires sur agents, au terme d’un procès conduit par le juge Glavany qui a carrément refusé de visionner la preuve de l’innocence d’Odile !

- 4/12/19 : chèque de 571 € à Me Nakache pour convocation d’Odile MAURIN devant le Tribunal de Police le 29 novembre 2019 pour 5 contraventions de classe 4 et 2, suite au blocage d’Amazon le 2 juillet et la manif GJ du 16 août 2019 : verdict 135€ + 35 d’amendes et pas de retrait de permis malgré la demande de la procureur

- 19/12/19 : chèque à Me Nakache de 1124,40 € pour la convocation devant le Tribunal correctionnel d’Odile MAURIN le 11 février 2020 (convoc initiale 26 novembre) pour entrave à la circulation suite à l’opération péage GJ du 22 juin 2019

A noter que les honoraires des 2 plaintes d’Odile MAURIN pour les violences policières dont elle a été victime les 30 mars et 20 avril 2019 ont été, elles, prises en charge par son assurance protection juridique, au contraire des poursuites à son égard sous le prétexte que les manifestations n’étaient pas déclarées.

Tous les justificatifs peuvent être produits sur demande.

Il va rester à régler 3840 € avant mars 2020 à Me Nabet et Lèguevaques pour les convocations en correctionnelle le 24 mars 2020 des militants d’HANDI-SOCIAL pour entrave à la circulation aérienne et ferroviaire les 14 décembre et 24 octobre 2018.

Soit un total de 11 623.40 € de frais juridiques et il restera à aider financièrement pour assurer le quotidien les militants condamnés à des amendes

Dernières nouvelles : nous commençons à recevoir, en plus des amendes de 750€ chacun, des convocations devant le tribunal correctionnel (TGI de Toulouse) pour le 17 septembre 2019 à 9h

Aux motifs : "prévenu pour les faits suivants :
- pour avoir à BLAGNAC et COLOMIERS, en tout cas sur le territoire national, le 14 décembre 2018, en tout cas depuis temps non couvert par la prescription, volontairement entravé, de quelque manière que ce soit. la navigation ou la circulation des aéronefs, hors les cas prévus aux articles 224-6 et 224-7 du code pénal, en l'espèce en accédant aux pistes de l'aéroport, action qui a occasionné l'interruption du trafic aérien pendant une heure, le déroutement de 8 vols concernant 940 passagers, l'annulation de vols pour 372 passagers et le retard de départs pour 545 passagers soit au total 1 857 passagers impactés, faits prévus par ART.l.6372-4 4°, ART.L.6100-1 C.TRANSPORTS. et réprimés par ART.L.6372-4 AL.1 C.TRANSPORTS.
Dans la procédure concernant :
M Odile, F Kévin, P Jérôme, A Mohamed, B Nicolas, B Daniel, M Annie, L Françoise, A Jérôme, S Nadine, S Marie-Laure, V Alain, O Fatiha, K Bedriye, J Yann et L Sophie ;
Sur citation directe du procureur de la République en date du 08 avril 2019.

 

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